lui préparait ses repas. Il lui donnait ses médicaments. Il se levait la nuit. Il changeait les draps. Il essayait de soulager sa douleur comme il le pouvait. Il me racontait tout cela sans se plaindre. Presque comme s’il parlait de la pluie et du beau temps. Mais ses yeux disaient autre chose.
« On pensait y arriver », m’a-t-il confié. « On avait quelques économies. Pas grand-chose, mais assez pour vivre simplement. Puis, en quelques mois, tout a été englouti. » Les médicaments, les factures, le chauffage, les courses. Autant de petites dépenses qui, mises bout à bout, finissent par former un mur infranchissable. Il a baissé les yeux vers son panier. « Si je prends ça, je dois laisser autre chose. Si je rapporte à la maison le nécessaire pour qu’elle reste propre et ne se blesse pas, alors je dois faire des sacrifices ailleurs. »
Il s’est tu un instant. Puis il a






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