Bordeaux. »
Partie 2 — Le compte que Julien voulait cacher
« Le compte de Bordeaux ? » ai-je répété.
Julien s’est figé. Monique a baissé les yeux, mais j’ai remarqué ses mains tremblantes. Mon avocate, Maître Delmas, a ouvert son dossier :
« Monsieur Moreau, il serait préférable que vous expliquiez vous-même ces virements à votre épouse. »
« Quels virements ? » ai-je demandé.
Julien a tenté de m’entraîner à l’écart : « Claire, pas devant mes parents. Je peux tout expliquer. »
« Alors explique. »
Monique s’est interposée : « Cet argent appartient à notre famille ! Claire n’a aucun droit de poser des questions ! »
Maître Delmas a sorti un relevé bancaire : « Pourtant, madame, les sommes proviennent d’un compte joint ouvert au nom de Claire et Julien. »
J’ai senti mon cœur se serrer. Depuis trois ans, je versais de l’argent sur ce compte pour financer notre retraite. « Combien ? »
Mon avocate m’a regardée gravement : « Cent quatre-vingt-six mille euros. »
J’ai reculé d’un pas. Julien a murmuré : « Maman
Ma belle-mère m’a mise à la porte et mon mari m’a humiliée, le nez collé sur son téléphone… mais elle ignorait que je n’étais pas une simple femme au foyer ! « Cette maison appartient à mon fils… Tu n’as plus rien à faire ici ! » a crié ma belle-mère en jetant mes vêtements devant mon mari qui n’a même pas pris la peine de lever les yeux de son écran. Je n’ai pas crié. Je n’ai pas versé de larmes. À 5 h 15 le lendemain matin, j’ai quitté la maison avec une seule valise. À 7 heures, un camion de déménagement, un serrurier et des gendarmes attendaient devant le portail… Et lorsque je suis revenue vêtue de mon uniforme d’officier supérieur de la Marine nationale, ma belle-mère a compris qu’elle venait de commettre la plus grosse erreur de sa vie. Mais ce qu’elle ignorait encore, c’était la grande surprise qui les attendait dans le dossier noir que je tenais avec moi…






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