la voyais pour la première fois.
Je n’appelai personne en chemin pour demander un avis, et je n’envoyai aucun message pour m’excuser d’exister.
J’arrivai devant le cabinet avec un peu d’avance, et je m’assis dans la salle d’attente sans me cacher.
Je pensai à Sarah, à ses frères et sœurs réunis chez elle, et je leur souhaitai en silence une discussion honnête.
Je pensai à Paul, à son message, et je décidai de ne pas lui répondre par une supplique.
Je pensai à moi, à mes années de travail, et je me dis que j’avais le droit de garder ce rendez-vous pour moi seule.
Quand mon nom fut appelé, je me levai sans hésiter, et je sentis mes jambes me porter fermement.
Je ne savais pas encore ce que dirait ce suivi ordinaire, mais je savais que je n’étais plus en train d’attendre.
Je respirai un bon coup, je serrai





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