Je ne dressai pas la grande table, je ne sortis pas la nappe des dimanches, et je mangeai tranquillement face à la fenêtre.
Je pensai à Sarah et à ses frères et sœurs, réunis la veille, et je leur souhaitai de trouver des mots justes.
Je pensai à Paul, à son message, et je me demandai depuis combien de temps son récit circulait sans moi.
Je n’appelai personne ce soir-là, parce que je voulais d’abord entendre ce que ma propre journée avait à me dire.
Puis le téléphone sonna, et je vis un numéro que je connaissais par cœur.
C’était Thomas, qui appelait pour prendre de mes nouvelles après mon anniversaire.
Je décrochai avec un sourire, parce que sa voix m’a toujours rappelé les matins pressés de son enfance.
Il me demanda comment j’allais, si j’avais bien dormi, et si la table vide m’avait fait trop de peine.
Je lui





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