était content de ne pas apporter autre chose qu’un mot.
Je le raccompagnai jusqu’à la porte, et je restai un moment sur le perron à regarder la rue redevenir ordinaire.
⁂
Je rentrai dans la cuisine, et je pris mon téléphone là où je l’avais laissé près de l’évier.
J’avais attendu quatre heures sans appeler, parce que je ne voulais pas les supplier d’être là.
Maintenant que je savais qu’ils allaient bien, je pouvais appeler sans supplier, juste pour entendre une voix.
Je composai le numéro de Sarah, et je comptai les sonneries comme on compte les marches d’un escalier.
Sarah décrocha à la troisième sonnerie, et sa voix me parvint fatiguée, mais claire.
« Maman, me dit-elle, je suis désolée pour aujourd’hui, vraiment désolée. »
Je lui répondis que j’étais soulagée d’entendre sa voix, et que le reste pouvait attendre demain.
Elle me raconta la tempête d’abord, avec des détails simples, des






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