de la cuisine.
Je repensais à la table vide, non pour me faire mal, mais pour remettre les faits dans l’ordre.
Le lendemain matin, Sarah m’a téléphoné, d’une voix posée qui ne cherchait ni à s’excuser vite ni à m’expliquer ma propre vie.
Je l’ai écoutée comme je l’avais écouté, lui, sans l’interrompre et sans lui demander de preuves.
Sarah m’a raconté que la journée s’était passée chez elle, parce que la tempête avait bousculé tous leurs trajets.
Je ne lui ai pas demandé qui était arrivé le premier, ni combien de temps chacun était resté.
Elle m’a dit qu’ils s’étaient retrouvés tous les six, et que la conversation avait duré presque toute la journée.
Je l’ai crue, parce que sa voix ne cherchait pas à arrondir les heures ni à adoucir les silences.
Sarah m’a dit qu’ils n’avaient pas passé la journée à parler de la tempête, ni de






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