dit qu’elle prendrait ce temps, et je l’ai crue, parce qu’elle ne promettait rien de vague.
Le lendemain, Thomas m’a appelé en fin d’après-midi, après sa journée de travail.
Il m’a dit qu’il avait lu ma lettre dans sa cuisine, debout, sans s’asseoir tout de suite.
Je l’ai laissé raconter sa lecture sans l’interrompre, même quand il cherchait ses mots.
Thomas m’a dit qu’il avait longtemps cru que partir était un choix simple, pour un adulte.
Je lui ai répondu que je comprenais cette idée, parce que je l’avais moi-même crue, autrefois, avant de rester.
Je ne lui ai pas demandé de s’excuser, et je ne lui ai pas dit que sa lecture suffisait à tout réparer.
Je lui ai dit que sa réponse comptait pour moi, sans en faire une récompense ni une épreuve.
Le surlendemain, Claire m’a écrit un message court, qu’elle m’a ensuite confirmé par téléphone.
Elle






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