qu’ils en avaient parlé toute la journée, sans parvenir à se mettre d’accord.
Je sentis une vieille prudence se réveiller en moi, celle qui m’avait appris à ne pas forcer les portes fermées.
Je lui dis que je pouvais attendre qu’ils soient prêts, mais que je ne voulais plus attendre sans savoir qu’ils allaient bien.
Elle me promit qu’ils m’écriraient dès le lendemain, tous les six, avec des mots à eux.
Je la crus, parce que sa voix ne tremblait plus quand elle parlait de l’avenir.
Puis elle ajouta, presque à voix basse, qu’il y avait autre chose, arrivé ce matin même.
Je lui demandai de quoi il s’agissait, et je m’assis de nouveau, les mains posées à plat sur la nappe.
Elle me dit que Paul leur avait envoyé un message groupé, à tous les six, tôt ce matin-là.
Je restai immobile, parce que je n’avais pas entendu ce






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