dit que j’avais le droit de choisir le moment, et que ce choix faisait déjà partie de ma réponse.
Plus tard dans la matinée, je me suis assise, j’ai ouvert l’enveloppe, et j’ai lu la lettre lentement, une fois, puis une seconde fois.
Je l’ai reconnue à l’écriture avant même de lire la signature, parce que je connaissais cette main depuis longtemps.
C’était une lettre de Paul, la première depuis des années, écrite d’une main appliquée et prudente.
Je ne l’ai pas lue comme une accusation, et je ne l’ai pas lue comme une promesse.
Paul me disait qu’il avait lu, par nos enfants, que j’avais enfin raconté ma version.
Je ne lui ai pas répondu dans ma tête sur-le-champ, et je n’ai pas cherché à corriger chaque phrase de sa lettre.
Il me disait qu’il avait essayé, à sa manière, de rester présent pour les enfants, malgré la distance.






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