limite seulement pensée.
En rentrant de la poste, je me suis sentie plus légère, non parce que tout était réglé, mais parce que je n’avais rien porté qui ne m’appartenait pas.
Je n’avais ni plaidé pour Paul, ni plaidé contre lui, ni demandé à mes enfants de trancher à ma place.
Je me suis préparée un repas simple, je me suis assise, et j’ai mangé sans me presser.
Je pensais à mes enfants, non comme à un groupe à réunir d’urgence, mais comme à six adultes qui m’avaient répondu chacun en son temps.
Je ne voulais pas d’une nouvelle grande table dressée pour effacer la première, ni d’un anniversaire rejoué.
Je voulais du temps ordinaire, des paroles ordinaires, et une place qui ne dépende plus d’une occasion.
Le soir, Sarah m’a téléphoné, sans passer par un autre enfant, et sans me demander d’abord comment j’allais.
Elle m’a dit que ses






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