Je me suis rendu compte que les semaines suivantes allaient montrer si notre texte tenait dans la vie ordinaire.
Sarah m’a appelée un mardi soir, sans raison particulière, pour me parler de sa semaine.
Je l’ai écoutée raconter son travail, ses trajets, et un repas qu’elle avait préparé.
Je lui ai répondu avec des détails simples, sans transformer l’appel en bilan.
Je lui ai dit que j’avais planté des herbes près de la cuisine, et elle a ri doucement.
L’appel a duré plus longtemps que nos appels brefs d’autrefois, sans que personne ne le remarque.
Je me suis couchée ce soir-là avec le sentiment d’une conversation complète, pas d’un message pressé.
Thomas m’a appelée la semaine suivante, un peu plus tôt que d’habitude, pour me prévenir d’un déplacement.
Je l’ai remercié pour ce message clair, parce qu’il m’évitait d’attendre sans savoir.
Je lui ai dit que je comprenais, et je






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