suis levée, j’ai plié la lettre, et je l’ai rangée dans le tiroir.
Je l’ai CLASSÉE avec d’autres papiers, sans la déchirer et sans la relire le soir même.
Je me suis dit que la classer n’était ni un pardon, ni une vengeance, mais une décision pratique.
Je n’ai pas appelé mes enfants pour leur raconter cette lettre dans l’heure qui suivait.
Je n’ai pas voulu en faire un sujet de réunion, ni un test de loyauté.
Je me suis préparé un thé, puis je me suis remise à ma lecture, à la même place près de la fenêtre.
Les jours suivants, je n’ai pas attendu une autre lettre, et je n’ai pas vérifié le courrier avec anxiété.
Je me suis rendu compte que le silence, cette fois, venait d’un choix, et non d’un oubli.
Sarah m’a appelée de nouveau, et nous avons parlé de son jardin, sans évoquer la






Comments