le départ du dernier, à regarder la rue calme.
Je suis rentrée dans la maison silencieuse, sans que ce silence me fasse peur.
Je me suis assise à la table de la cuisine, avec la nappe encore tiède de la journée.
Je me suis servi un dernier verre d’eau, puis je me suis levée pour aller me coucher.
Je me suis couchée dans mon lit, reposée, sans m’endormir assise à la table, le dos droit.
Je me suis réveillée le lendemain avec une fatigue normale, et avec le souvenir d’une journée complète.
Je me suis dit que je n’avais plus besoin d’attendre qu’on comprenne mes sacrifices pour exister.
Je me suis dit que j’avais choisi ma table, mes invitations, mes heures, et mes silences.
Je me suis dit que mes enfants étaient venus, non parce que je les avais suppliés, mais parce que nous avions appris à nous inviter.
Je






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