de ne pas leur avoir donné mes faits plus tôt.
Je lui dis que protéger et taire n’étaient pas toujours la même chose, et que je l’apprenais seulement maintenant.
Je ne lui demandai pas de me croire sur parole, et je ne lui demandai pas de téléphoner à son père pour moi.
Je lui dis simplement que ces faits étaient les miens, et qu’il pouvait les garder, y réfléchir, et m’en reparler quand il voudrait.
Thomas resta silencieux un long moment, puis il me dit qu’il avait besoin de temps pour réfléchir à tout cela.
Je lui répondis que le temps lui appartenait, et que je ne lui demanderais rien de plus ce soir-là.
Je raccrochai avec une tranquillité étrange, comme si j’avais enfin posé un objet lourd sur la table, sans le jeter.
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Je rangeai les pages et le mot dans le tiroir, sans les déchirer et sans les






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