ma table restait vide.
Je sentais ma voix rester stable, et j’en étais reconnaissante, parce que je ne voulais ni trembler ni hausser le ton.
Je lui ai rappelé que j’avais attendu quatre heures, seule, et que je ne racontais pas cela pour obtenir des excuses.
Je racontais cela parce que c’était vrai, et parce que je ne voulais plus lisser les faits pour les rendre plus doux.
Marc m’a dit qu’il comprenait, et je l’ai cru, parce que sa voix avait perdu son ton de défense.
Je lui ai dit que je l’aimais comme ses frères et sœurs, sans condition et sans marchandage.
Je ne mettais pas mon affection en balance avec une réponse, et je ne voulais pas qu’il le croie.
Je lui ai dit que je ne lui demandais pas de me choisir contre son père.
Je lui demandais seulement de ne pas me demander, à moi,






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