de porter la parole de son père.
Marc a respiré longuement, comme quelqu’un qui repose un poids qu’il portait depuis des heures.
Je l’ai entendu, et je suis restée avec lui au téléphone, sans raccrocher trop vite.
Je ne voulais pas clore cette conversation sur une phrase de défense, ni sur une promesse vague.
Je voulais une fin nette, qui nous laisse à chacun notre place.
Je lui ai dit que je ne lirais pas leurs messages privés, même s’il me les proposait.
Je lui ai dit que je ne voulais pas savoir qui avait hésité le plus longtemps, ni qui avait parlé le premier.
Je voulais la seule chose qui m’appartenait de recevoir : ce qu’ils avaient décidé ensemble.
Je lui ai dit que cette décision, quelle qu’elle soit, je l’écouterais sans l’interrompre.
Je ne voulais pas que cette question sonne comme un ultimatum, parce que je ne posais pas






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