laissé commencer à son rythme, sans lui suggérer de phrase ni de conclusion.
Il m’a dit qu’il était celui qui avait douté le plus, parmi ses frères et sœurs, et qu’il le savait.
Je ne lui ai pas répondu que ce doute faisait de lui un mauvais fils, parce que je ne le pensais pas.
Il m’a dit qu’il avait cru, lui aussi, que j’avais choisi de rester dans la maison plutôt que de rappeler son père.
Je l’ai écouté jusqu’au bout, sans l’interrompre, même quand sa voix s’est faite plus hésitante.
« J’ai honte d’avoir cru cela si longtemps. »
Je ne lui ai pas dit que sa honte me faisait plaisir, et je ne lui ai pas dit qu’elle était inutile d’un ton sec.
Je lui ai répondu avec calme, parce que je ne voulais ni le consoler à tout prix ni le laisser seul avec cette phrase.
« Tu n’as






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