pas à avoir honte devant moi, Hugo. »
« Tu peux me dire ce que tu as cru, sans craindre que je te le reproche ensuite. »
Hugo m’a dit qu’il avait peur que sa franchise abîme quelque chose entre nous.
Je lui ai dit que c’était l’inverse, que sa franchise nous laissait enfin parler de faits et non de suppositions.
Je lui ai dit que douter n’était pas une faute, quand on n’avait reçu qu’un seul récit pendant des années.
Je ne lui ai pas demandé de s’excuser longuement, et je ne lui ai pas demandé de promettre quoi que ce soit.
Je lui ai dit que je ne voulais pas d’une excuse qui sonne comme une scène, ni d’un pardon joué pour clore la discussion.
Hugo m’a dit qu’il comprenait, et je l’ai cru, parce qu’il ne cherchait plus ses mots pour me plaire.
Il m’a dit qu’il avait longtemps évité






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